Îles-de-la-Madeleine

L’archipel des Îles-de-la-Madeleine est situé en plein cœur du golfe du Saint-Laurent. Ses côtes sont formées de falaises de grès rouge, de longues plages bordées de dunes de sable et de grandes lagunes d’eau légèrement salées, ainsi que de vastes marais.

Un paradis pour de nombreuses espèces

Le plateau sous-marin sur lequel reposent les Îles-de-la-Madeleine, qui s’étend sur plusieurs milliers de kilomètres carrés jusqu’à la côte, constitue la région marine la plus chaude de tout le Canada. Cette caractéristique s’explique par sa faible profondeur, 80 mètres en moyenne.
Grâce à ces caractéristiques océanographiques et aux paysages terrestres variés qui composent les 200 km² des Îles de la Madeleine, l’archipel favorise la présence d’un grand nombre d’espèces. La plupart sont d’habitude absentes ou très rares à une telle latitude.

  • Les oiseaux

Environ 200 espèces fréquentent l’archipel, et de nombreuses autres y font escale lors de leurs migrations : c’est par exemple le cas des canards de mer et des zones humides. Par ailleurs quelques espèces se reproduisent aux Îles-de-la-Madeleine : on peut citer notamment les seules colonies connues au Québec de pluviers siffleurs, de grèbes escalvons et de sternes de Dougall.

  • Les espèces marines

La glace de mer qui se forme de l’hiver au printemps se transforme en une sorte de berge où viennent s’échouer les phoques du Groenland et les phoques à capuchon qui y mettent bas.
Dans les eaux de l’archipel, des cétacés sont occasionnellement observés, en migration vers les territoires où ils s’alimentent ou vont mettre bas.
Enfin, les nombreuses espèces de poissons et de fruits de mer sont au cœur de l’économie locale de l’île : les 13 000 habitants, notamment la population autochtone, vivent en effet de l’exploitation du  crabe des neiges, du homard d’Amérique, des pétoncles géants ainsi que d’espèces commerciales de poissons comme le hareng atlantique, le maquereau bleu, la plie canadienne et la sébaste.
Le tourisme est l’autre secteur économique le plus important.

Un archipel fragile et menacé

Les poissons et autres ressources marines sont, comme ailleurs, en déclin. Plusieurs projets d’exploitation pétrolière et gazière sont planifiés et pourraient définitivement compromettre les efforts consentis pour gérer ces ressources. Enfin, les paysages pittoresques attirent chaque année de nombreux visiteurs dont il convient de gérer l’impact.

Le travail de la SNAP
aux Îles-de-la-Madeleine

Un projet d’aire marine protégée d’environ 17 000 km² est en discussion depuis 2004 entre les gouvernements provincial et fédéral ainsi qu’avec les communautés locales.


La SNAP Québec agit pour que cette aire voie enfin le jour : sur le terrain, nous allons à la rencontre des communautés pour leur exposer les avantages et le fonctionnement des aires marines protégées. Nous faisons en sorte qu’un dialogue s’établisse entre les parties prenantes, en rassemblant les différents acteurs impliqués. Nous diffusons également une information vulgarisée et basée sur des données scientifiques fiables concernant l’exploitation pétrolière. Dans ce but, nous avons fondé il y a quelques années avec d’autres groupes environnementaux la Coalition Saint-Laurent. Par le biais de Sylvain Archambault, biologiste à la SNAP Québec et porte-parole de la Coalition, nous travaillons à obtenir un moratoire sur l’exploration et l’exploitation d’hydrocarbures dans l’ensemble du golfe du Saint-Laurent.

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Nos océans sont-ils correctement protégés?

Évaluation des progrès vers une meilleure protection marine avant la fi n de l’année 2012.