Journée mondiale des océans : célébrons la richesse de notre exceptionnel patrimoine marin


Une clé de notre développement !

Québec, le 7 juin 2012 – La journée mondiale des Océans, tous les 8 juin, est une occasion unique de prendre conscience et de célébrer ensemble la richesse de notre patrimoine marin. Cette année, la SNAP Québec s’associe à Québec-Océan et ira à la rencontre des Bas-Laurentiens (Rimouski) pour leur faire découvrir l’utilité reconnue des aires marines protégées (AMP). Les AMP contribuent efficacement à l’amélioration et la protection de la santé des écosystèmes marins, la dynamisation de l’économie locale, l’atténuation des impacts des changements climatiques et au renforcement de notre lien avec les milieux marins.

Les océans, moteurs de notre développement, sont fragilisés
Les océans couvrent plus de 70 % de la surface terrestre et constituent l’habitat d’une diversité écologique aussi exceptionnelle que mal connue. Le Canada et le Québec accueillent le rorqual bleu, la plus grande espèce connue sur Terre, et dans chaque goutte d’eau du golfe du Saint-Laurent on peut dénombrer plusieurs centaines de milliers de micro-organismes. Chacune de ces millions d’espèces marines contribue au bon fonctionnement de nos écosystèmes qui nous offrent chaque jour de nombreux biens et services sans lesquels nos sociétés ne seraient pas aussi agréables ni prospères.

« Pensez simplement que 15 % des apports protéiques mondiaux proviennent des océans ou que 50 % de l’oxygène que nous respirons est produit par les micro-organismes marins. Par ailleurs, la simple mention de « vue sur la mer » confère à votre logement de bonnes chances d’être vendu rapidement et à un prix supérieur à la moyenne du marché, parce que nous aimons la mer qui nous évoque les vacances » insiste Jérôme Spaggiari, coordonnateur en conservation à la SNAP Québec.

Les êtres humains utilisent les ressources marines depuis presque 200 000 ans. Mais l’utilisation que nous en faisons aujourd’hui n’est plus soutenable. La surpêche touche presque 40 % des espèces marines comestibles et a conduit à l’effondrement des stocks de nombreuses espèces. Cette mauvaise gestion de nos ressources marines a souvent eu des effets catastrophiques sur les communautés côtières et leur économie. Le cas de la morue franche dans le golfe du Saint-Laurent est gravé dans toutes les mémoires et continue d’animer le monde de la pêche.

Enfin la pollution, le réchauffement et l’acidification des océans comme l’érosion rapide de la biodiversité sont des menaces qui n’épargnent pas le Canada ni le Québec.

La création d’un réseau d’aires marines protégées constitue une partie de la solution
La mise en œuvre urgente d’un réseau d’aires marines protégées fonctionnel et représentatif de toute la biodiversité marine est un élément important qui soulagera la pression que supportent nos milieux marins et contribuera à leur bon fonctionnement. « Le processus de création d’une AMP est en outre une excellente approche pour contrebalancer les effets de l’affaiblissement de la Loi sur les pêches prévue par le projet de loi C-38 proposé par le gouvernement fédéral. C’est aussi une occasion unique de redonner aux acteurs locaux, par un processus de consultation adapté, l’opportunité de discuter collectivement du devenir de leur territoire » pense monsieur Spaggiari.

Suite à l’échec de nombreux engagements relatifs à la protection des milieux marins, de nouvelles cibles ont été adoptées ; le Canada et le Québec ont réaffirmé vouloir protéger 10 % de leur territoire marin. Le Québec a même annoncé vouloir atteindre cet objectif d’ici trois ans, soit cinq ans avant les objectifs d’Aïchi validés par engagements pris par les Parties signataires de la Convention sur la diversité biologique. « Compte tenu du partage des compétences entre les gouvernements fédéral et provincial, pour atteindre ces objectifs, au calendrier ambitieux, il est impératif de sécuriser une collaboration efficace entre Ottawa et Québec, » commente Jérôme Spaggiari.

La SNAP Québec souhaite que l’analyse du meilleur réseau d’AMP possible, conduite présentement dans le cadre du Plan Saint-Laurent, soit rapidement achevée et que les sites retenus bénéficient tous, et rapidement, d’une protection temporaire. « Plus que jamais l’heure est à l’action. Nous devons protéger efficacement et rapidement ces écosystèmes dont notre qualité de vie dépend » conclut Jérôme Spaggiari. L’action dans la gestion intégrée des océans et des zones côtières est d’ailleurs le thème de la prochaine conférence internationale organisée par l’association zone côtière Canada et à laquelle la SNAP Québec a été invitée.

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Informations ou demandes d’entrevues :
Marie-Ève Allaire-Hébert
Coordinatrice aux relations avec la communauté — SNAP Québec
514 278-7627 # 221 meallaire@snapqc.org