La SNAP publie son Rapport sur l’état des parcs au Canada en 2013 :


« Un pas en avant, deux pas en arrière » pour les parcs nationaux

Montréal, le 15 juillet 2013 – À la veille de la Journée des parcs, le 3e samedi de juillet, la Société pour la nature et les parcs du Canada (SNAP) publie son 5e rapport annuel sur les parcs nationaux. Au menu de cette édition, de réels progrès quant à la création de nouveaux parcs et la protection de ceux existants, mais aussi de nombreux sujets d’inquiétude : compressions budgétaires qui pèsent lourdement sur la gestion des parcs nationaux, développements industriels et commerciaux inadaptés…

Énorme succès au Québec : la création du parc Tursujuq !

L’annonce de ce nouveau parc en décembre dernier fut une excellente nouvelle pour la SNAP évidemment, mais aussi pour l’Administration Régionale Kativik, la communauté Inuit d’Umiujaq et le Grand conseil des Cris.
« Avec sa superficie dépassant les 26 000 km2, la nouvelle réserve de parc national Tursujuq constitue désormais le plus grand parc provincial au Canada et la plus grande zone protégée de l’Est de l’Amérique du Nord ! » se réjouit Patrick Nadeau, directeur de la SNAP Québec.
Ce parc garantit la protection d’un vaste écosystème de nature sauvage, notamment :
- la rivière Nastapoka, qui abrite une population unique au monde de phoques d’eau douce et de saumons de l’Atlantique.
- Le lac Guillaume-Delisle, qui abrite des phoques et des bélugas.
- Le lac à l’Eau Claire, un double cratère météoritique au paysage nordique spectaculaire.

Et en même temps, des projets de forage près du Parc national du Gros-Morne?!

Classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, le parc national du Gros-Morne sur l’île de Terre-Neuve est réputé internationalement : 185 000 visiteurs le visitent chaque année. Cette notoriété fait de Gros-Morne le principal employeur de l’ouest de Terre-Neuve.
Et pourtant ! Incroyable mais vrai, des projets de forage pétrolier et d’exploration par fracturation hydraulique, à quelques mètres des limites du parc, menacent ce sanctuaire naturel.
Pour Sylvain Archambault, Responsable Aires protégées à la SNAP Québec, les nuisances d’un tel projet sont majeures : « Les produits chimiques qui seront utilisés sont hautement toxiques et risquent de contaminer les eaux souterraines, les routes du parc feront l’objet d’incessants allers-retours de camions, sans compter le brûlage du gaz naturel par torchères! »
La SNAP est bien sûr hautement mobilisée pour que le parc national du Gros-Morne et ses abords restent à l’abri de toute exploitation industrielle : elle a lancé une vaste campagne en ce sens, que tous les Canadiens peuvent rejoindre au http://snapcanada.org/campaigns/sauvons-le-parc-national-du-gros-morne

  • Pour télécharger le Rapport sur les parcs 2013, cliquez ici

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Murielle Renard
Responsable des communications – SNAP Québec
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