Le gouvernement du Québec se donne des objectifs ambitieux
12 % d’aires protégées et 10 % d’aires marines protégées d’ici 2015
Communiqué de presse
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Montréal, le 20 mai 2011 - La SNAP Québec se réjouit des orientations en matière d’aires protégées annoncées récemment par M. Pierre Arcand, ministre du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs. M. Arcand confirme l’engagement du gouvernement du Québec de protéger, d’ici 2015, 12 % de la superficie terrestre du Québec et 10 % de sa superficie marine. Depuis quelques années, le Québec a fait des gains importants pour la conservation de sa biodiversité, passant de moins de 1 % en 2002 à 8,35 % en 2011. « Le nouvel objectif de 12 % pour 2015 est un pas important vers l’objectif que l’ensemble des pays de la planète se sont fixé récemment, soit d’atteindre 17 % d’aires protégées d’ici 2020 » souligne Patrick Nadeau, directeur général de la SNAP Québec.
Une grande aire protégée en forêt boréale
L’engagement gouvernemental comprend la création d’au moins une vaste aire protégée de près de 10 000 km2 en forêt boréale. Cette grande aire protégée apportera une contribution importante à la protection du caribou forestier, une espèce vulnérable dont le maintien et le rétablissement dépendent en bonne partie de la présence de grands massifs forestiers intacts et interconnectés » selon Patrick Nadeau. Un engagement important pour le milieu marin Avec la création du parc marin du Saguenay-Saint-Laurent, en 1998, le Québec faisait figure de précurseur en conservation marine. « Depuis ce jour, les milieux marins ont été grandement négligés au Québec, mais la nouvelle orientation gouvernementale vient donner un sérieux coup de barre pour corriger la situation » affirme Jérôme Spaggiari, responsable conservation à la SNAP Québec. Le gouvernement du Québec se fixe l’objectif ambitieux d’atteindre 10 % d’aires marines protégées d’ici 2015, devançant nettement la date butoir de 2020 convenue par la communauté internationale à Nagoya. L’engagement québécois comprend aussi la mise en place d’outils légaux adéquats et la création d’une table d’échange avec les acteurs principaux en conservation marine, ce qui assure le sérieux de la démarche. Dévoilé cette semaine, un rapport commandé par la SNAP à 14 éminents scientifiques marins confirme d’ailleurs l’importance de la protection des océans et propose des lignes directrices comprenant entre autres, comme cible optimale, la protection de 30 % des milieux marins. http://cpaws.org/news/mpa-guidelines
Ne pas négliger le sud
Le sud du Québec, où la biodiversité est la plus riche et où les pressions de développement sont les plus fortes, ne comporte actuellement que 4,8 % d’aires protégées. L’engagement gouvernemental ne présente toutefois aucun objectif chiffré pour corriger la situation, contrairement aux autres régions du Québec. « Les ambitieuses cibles de protection que s’est fixé le gouvernement du Québec pour le milieu marin et les régions nordiques ne devraient pas nous faire négliger le sud qui a grandement besoin de protection » de conclure Patrick Nadeau.
