L’Entente sur la forêt boréale canadienne

  • Date de publication: 02 04 2011 |

Année internationale des forêts Montréal, le 4 février 2011 – Après avoir consacré l’année 2010 à la promotion de l’importance de la biodiversité mondiale, l’Assemblée générale des Nations Unies se consacre en 2011 à la forêt. Afin de souligner cette Année internationale des forêts, la SNAP Québec vous présentera les enjeux importants de la forêt québécoise durant toute l’année, à raison d’une fois par mois. Une entente d’un bout à l’autre du pays Commençons cette année 2011 avec une initiative remarquable pour la gestion de la forêt boréale : l’Entente sur la forêt boréale canadienne. Cet accord couvre plus de 72 millions d’hectares de forêt, de la Colombie-Britannique à Terre-Neuve dans laquelle l’industrie forestière et les environnementalistes s’engagent à collaborer sur les marchés et sur le terrain pour appuyer les gouvernements afin de favoriser une industrie forestière plus forte et une forêt boréale mieux protégée et mieux aménagée. L’entente préconise la suspension de l’exploitation forestière sur près de 29 millions d’hectares de forêt boréale, dont 8.5 millions se trouvent au Québec, ce qui permettra de développer des plans de conservation pour le caribou forestier, tout en maintenant les approvisionnements en fibres essentiels pour éviter d’interrompre les activités des usines. 21 entreprises forestières, 9 groupes environnementaux Cette initiative, applaudie par le milieu environnemental, regroupe 21 entreprises membres de l’Association des produits forestiers du Canada (APFC), et neuf grands organismes environnementaux. Évidemment, la SNAP Québec fait partie de ces neufs organismes environnementaux avec, entre autres, la Fondation David Suzuki et Greenpeace. De grands noms de l’industrie forestière ont eux aussi signé cette entente dont Abitibi Bowater, Tembec et Cascades. L’entente reconnaît aussi explicitement les droits ancestraux des peuples autochtones, des droits issus de traités et des titres protégés par la Constitution ainsi que des intérêts et des aspirations légitimes. Les membres de l’APFC s’engagent à conserver une vaste superficie de la forêt boréale du Québec et du Canada, à protéger le caribou forestier, une espèce menacée, et à appliquer les normes environnementales les plus élevées en matière d’aménagement forestier. Elle se décline précisément en six objectifs qui se basent sur l’aménagement écosystémique, la création d’un réseau d’aires protégées, le rétablissement d’espèces en péril, la réduction de GES, une grande prospérité pour le secteur forestier et la reconnaissance de l’Entente par les marchés. Pour plus de précision sur l’Entente sur la forêts boréale canadienne, visitez leur site. http://ententesurlaforetborealecanadienne.com/ - 30 - Entreprises forestières participantes : AbitibiBowater, Alberta Pacific Forest Industries, AV Group, Canfor, Cariboo Pulp & Paper Company, Cascades Inc., DMI, F.F. Soucy, Inc., Howe Sound Pulp and Paper, Kruger Inc., LP Canada, Mercer International, Mill & Timber Products Ltd, NewPage Port Hawkesbury Ltd, Papier Masson Ltée, SFK Pâte, Tembec Inc., Tolko Industries, West Fraser Timber Co. Ltd et Weyerhauser Company Limited, toutes représentées par l’Association des produits forestiers du Canada. Organismes environnementaux participants : La Campagne internationale de conservation de la forêt boréale du Pew Environment Group, Canopée (auparavant ÉcoInitiatives), la Fondation David Suzuki, la Fondation Ivey, ForestEthics, Greenpeace, l’Initiative boréale canadienne, The Nature Conservancy et la Société pour la nature et les parcs. L’appui de la Hewlett Foundation à la conservation de la forêt boréale a été essentiel pour les efforts collectifs de ces groupes. Les six objectifs communs de l’Entente sur la forêt boréale canadienne 1. Des pratiques d’aménagement forestier durable « de terrain » parmi les meilleures, basées sur les principes de l’aménagement écosystémique, de l’aménagement adaptatif actif et de la vérification par une tierce partie. 2. L’achèvement d’un réseau d’aires protégées qui, prises ensemble, représentent la diversité des écosystèmes au sein de la région boréale et servent de références écologiques. 3. Le rétablissement des espèces en péril de la forêt boréale, y compris les espèces comme le caribou boréal. 4. La réduction des émissions de GES dans tout le cycle de vie, de la forêt à la fin de la vie utile des produits. 5. Une prospérité plus grande pour le secteur forestier canadien et les collectivités qui en dépendent. 6. La reconnaissance, par les marchés (clients, investisseurs, consommateurs), de l’Entente sur la forêt boréale canadienne et de son application d’une manière qui avantage manifestement les membres de l’APFC et leurs produits tirés de la forêt boréale. - 30 - Pour information : Sophie Paradis Directrice générale adjointe SNAP Québec 514 603-7627