Les Québécois veulent que Pauline Marois protège le Nord

  • Date de publication: 01 29 2014 |
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Montréal, le 29 janvier 2014 – Un sondage Léger publié aujourd’hui montre que 76 % des Québécois souhaitent que le gouvernement actuel protège au moins 50 % de la région boréale du Québec.

Une région au cœur des enjeux politiques

Les résultats du sondage sont présentés alors qu'ont lieu aujourd'hui les rencontres des groupes de travail sectoriels constitués dans la foulée du projet Nord pour tous, où il sera notamment question des  politiques gouvernementales  en matière de conservation.

La région boréale du Québec est l’un des plus vastes écosystèmes forestiers toujours intacts de la planète. Avec le Plan Nord lancé au mois de mai 2011, le gouvernement précédent s’était engagé à interdire l’activité industrielle dans 50 % du territoire situé au-dessus du 49e parallèle et à établir des normes quant au développement durable de la partie restante du territoire. Pendant la campagne électorale de 2012, le Parti Québécois s’est engagé à fixer des normes tout aussi rigoureuses. Cet engagement a été repris par le ministre du Développement durable, de l’Environnement, de la Faune et des Parcs, M. Yves-François Blanchet, devant la presse.

Des résultats sans ambiguïté

En plus d’établir clairement qu’une grande majorité (76 %) de Québécois souhaitent que le Nord pour tous mette au moins la moitié de la région boréale à l’abri de l’activité industrielle, ce sondage montre que :

  • 52 % des répondants pensent qu’il faut dépasser la cible de 50 % de protection de la région boréale ; à l’opposé, seulement 4% estiment qu’il faudrait protéger moins de 50%.
  • 75 % des répondants pensent que l’échéancier fixé à 2035 pour atteindre une protection de 50 % du territoire nordique devrait être maintenu ou raccourci.
  • L’exploitation forestière industrielle et les travaux d’exploration minière devraient être interdits dans les zones dédiées à la protection de la biodiversité et de l’environnement, selon respectivement 67 % et 65 % des Québécois.
  • 33 % des Québécois affirment qu’ils seraient moins enclins à voter pour le parti politique de leur choix si celui-ci ne s’engageait pas à protéger au moins 50 % du territoire nordique.

« Ces résultats nous font plaisir, mais on s’y attendait, commente Patrick Nadeau, directeur général de la SNAP Québec. Nous sommes convaincus de l’intérêt élevé des Québécois pour la nature sauvage du Québec; ça fait partie de notre identité. C’est pourquoi il nous parait fondamental de le rappeler, une fois encore, au gouvernement. »

Ce sondage Web a été réalisé par la firme Léger du 13 au 15 janvier 2014, pour le compte de la SNAP Québec, auprès d'un échantillon représentatif de 1 000 Québécois(es), âgé(e)s de 18 ans ou plus et pouvant s'exprimer en français ou en anglais. Un échantillon probabiliste de même taille aurait une marge d'erreur de ± 3.10 %, 19 fois sur 20. La version complète du sondage est disponible ici.

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Contact presse :

Murielle Renard, responsable des communications, SNAP Québec
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