Mise à l’abri de 50 % du territoire du Plan Nord
La SNAP Québec souligne l'évolution positive des orientations gouvernementales.
Montréal, le 12 août 2011. La SNAP Québec accueille favorablement le document de consultation dévoilé ce matin par le ministre Pierre Arcand, premier pas vers une loi pour encadrer la conservation de 50 % du territoire du Plan Nord. Pour la SNAP Québec, il s'agit d'une démarche intéressante permettant d'envisager un développement nordique qui se fasse selon un principe de précaution. La SNAP Québec souligne par ailleurs l'ouverture du gouvernement face aux commentaires préliminaires exprimés par les parties prenantes, notamment la Table des partenaires du Plan Nord, et note une évolution positive des orientations gouvernementales dans ce dossier.
Une police d'assurance pour le nord
Le document de consultation accompagnant l'annonce de ce matin amène certaines précisions quant à la mise en oeuvre du projet de conservation. On y apprend notamment que Québec vise à compléter la mise en réserve de 50 % du territoire d'ici 2035, un objectif réaliste compte tenu de l'immensité du territoire et des connaissances à acquérir. Selon Patrick Nadeau, directeur général de la SNAP Québec: « Le nord québécois comprend une proportion importante des derniers grands écosystèmes non fragmentés de la planète. Il s'agit d'une responsabilité énorme pour le Québec, et l'adoption de cette loi sera un pas dans la bonne direction pour assurer le maintien de la biodiversité et des écosystèmes nordiques ».
Des améliorations nécessaires
Bien que les orientations gouvernementales se soient précisées de façon généralement positive, des améliorations importantes demeurent nécessaires pour assurer le maintien de l'intégrité écologique du nord québécois. Par exemple, la majorité des efforts de conservation ne seront consentis qu’après 2020,de sorte que que les deux tiers du 50 % seront toujours sans protection en 2020. En effet, Québec propose la mise à l'abri de seulement 17 % du territoire d'ici 2020 (contre près de 10 % aujourd'hui). Il s'agit donc d'une augmentation moyenne de moins de 1 % par année, ce qui n'est guère plus rapide que le rythme qu'a connu le Québec au cours de la dernière décennie. Pour M. Nadeau: « C'est un coup d'envoi beaucoup trop timide. Tout l'intérêt de cet engagement réside dans notre capacité à identifier rapidement les territoires importants à mettre à l'abri avant de le déploiement de nouveaux projets industriels. On propose aujourd'hui de laisser la majorité du travail à ceux qui suivront. »
Consultations publiques bienvenues
La quasi-totalité du territoire visé par la future loi relève du domaine public. À cet égard, la consultation publique lancée ce matin est une démarche importante, particulièrement auprès des communautés nordiques qui seront touchées directement par la nouvelle loi. En effet, les Premières Nations, les Inuits, et les communautés non-autochtones situées au nord du 49e parallèle auront un rôle de premier plan à jouer dans l'exercice de planification qui aboutira à la mise en réserve de 50 % du territoire. « Nous espérons que les Québécois soucieux de la biodiversité et de notre patrimoine naturel seront nombreux à se faire entendre lors de cette démarche », termine M. Nadeau.
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La SNAP est un organisme sans but lucratif oeuvrant pour la conservation de la nature. Depuis 1963, la SNAP a joué un rôle de premier plan dans la création de plus de deux tiers des aires protégées du Canada. La SNAP compte 13 sections au pays, dont la SNAP Québec. www.snapqc.org .
Pour informations:
Patrick Nadeau, directeur général (SNAP Québec)
(bur) 514.278.7627 x 226 (cell) 514.603.3085
