Exploration pétrolière sur l’île d’Anticosti La Nation Innue et les élus de la Minganie s’opposent


 

Exploration pétrolière sur l’île d’Anticosti
La Nation Innue et les élus de la Minganie s’opposent à la fracturation


La SNAP Québec salue ce geste de solidarité politique

Montréal, 20 mai 2016 – Dans une remarquable démonstration de solidarité politique, la Nation Innue, le maire de la municipalité de l’Île-d’Anticosti ainsi que le préfet de la MRC de la Minganie se sont unis, lors d’une conférence de presse tenue aujourd’hui sur l’île d’Anticosti, pour dénoncer les projets d’exploration pétrolière à l’île d’Anticosti, et plus particulièrement les projets de fracturation hydraulique.


La SNAP Québec salue cette prise de position ferme de la Nation Innue et des élus de la Minganie et désire leur offrir son appui complet. « Nous savons que l’île d’Anticosti est un milieu unique, fragile, incompatible avec un développement pétrolier basé sur la fracturation hydraulique. Avec la prise de position de la Nation Innue et des élus de la Minganie, nous savons maintenant que le consentement préalable, libre et éclairé ainsi que l’acceptabilité sociale sont complètement absents. » d’affirmer Alain Branchaud, directeur général de la SNAP Québec.


Un milieu incompatible avec la fracturation hydraulique
« Plusieurs études publiées dans le cadre de l’évaluation environnementale stratégique (ÉES) sur Anticosti montrent clairement les impacts potentiels que cette technique controversée pourrait avoir à Anticosti » selon Sylvain Archambault, biologiste à la SNAP Québec. Ainsi, il est possible de mentionner les énormes besoins en eau douce pour les opérations de fracturation, l’utilisation de composés chimiques parfois très toxiques, les possibilités de contamination des nappes phréatiques, les impacts sur le saumon ou sur la faune terrestre, en particulier le cerf de Virginie, la fragmentation des paysages, la production de GES, sans oublier la nécessité de décontaminer les eaux de fracturation. Finalement, en cas d’accident, que ce soit en milieu terrestre ou en milieu marin avec le transport par pétrolier, les capacités de réponse sont déficientes.
Anticosti, une île à aimer et à protéger


À ce jour, moins de 8 % du territoire d’Anticosti est protégé ce qui place l’île très loin de l’objectif gouvernemental de 12 % en 2015 et encore plus loin de l’objectif de Nagoya de 17 % en 2020 auquel le Québec  a adhéré. « L’omniprésence de permis d’exploration pétrolière sur la presque totalité de l’ile est clairement un frein à la mise en place d’aires protégées » d’expliquer Sylvain Archambault, biologiste à la SNAP Québec. L’avenir d’Anticosti et de ses résidents ne passe pas par le développement pétrolier, mais plutôt par l’écotourisme, par la chasse et la pêche, ou même par une foresterie durable. « Alors que le premier ministre M. Philippe Couillard répète  que l’avenir du Québec ne réside pas dans les hydrocarbures, il serait essentiel d’écouter les premiers concernés par l’île d’Anticosti : la Nation Innue qui y réaffirme ses droits ancestraux ainsi que les élus de la Minganie qui, au nom des populations locales, s’opposent à un développement pétrolier qui mettrait en péril l’intégrité de l’île d’Anticosti. » de conclure Alain Branchaud, directeur général de la SNAP Québec.

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Informations :
Mélissa Vaitilingame
Responsable des communications — SNAP Québec
514 278-7627 # 221, 514 708-3085
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ERRATUM: Une erreur s'est glissée dans le communiqué. Les objectifs auquel le Québec adhère sont de protéger 12% du territoire en 2015 et 17% d'ici 2020.