Des forêts certifiées, pour les générations à venir

Partager

Lettre ouverte publiée par la SNAP Québec le 10 décembre 2014

La récente décision de l’entreprise Best Buy de modifier ses politiques d’achat de papier pour ses circulaires a fait couler beaucoup d’encre. Est-il surprenant qu’une entreprise de cette ampleur exige que ses fournisseurs soient certifiés par la norme du Forest Stewardship Council (FSC) – la norme la plus crédible actuellement pour la gestion durable des forêts? Nous ne croyons pas. Et la tendance risque de se maintenir.

En moins d’une décennie, le nombre de détenteurs de certificats FSC pour le papier est passé de 3 à 1880, et le nombre de forêts certifiées a connu une croissance similaire – de 5 à 40 millions d’hectares en 2010.

La norme FSC est donc devenue un incontournable pour attester que l’on pratique une foresterie durable. Il est donc essentiel que la communauté se mobilise autour de cet enjeu, plutôt que d’entretenir une guerre par médias interposés.

En ce sens, nous sommes d’accord avec l’éditorial de François St-Gelais paru dans le journal Le Quotidien du 10 décembre, qui insiste sur la nécessité de « trouver la recette afin d’établir un bon dialogue ». C’est grâce à une telle dynamique – un peu à l’image de l’équipe de rétablissement du caribou au Québec qui rassemble des intervenants de tous les milieux, industrie, autochtones, ministères, groupes environnementaux – que l’on parvient à des solutions qui conviennent à tous.

Il faut cesser de polariser le débat. Il faut trouver ensemble des solutions pour que nos territoires forestiers restent certifiés FSC, et par le fait même que le Québec continue ses efforts dans l’aménagement durable des forêts et surtout que nos régions continuent à en vivre – incluant les générations à venir.


Pier-Olivier Boudreault
Chargé de projet en foresterie, SNAP Québec