Moratoire sur la fracturation hydraulique à Terre-Neuve-et-Labrador

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Le parc national du Gros-Morne a encore besoin d’être protégé

Au cours des derniers jours, beaucoup d’entre nous ont applaudi la décision du gouvernement de Terre-Neuve-et-Labrador d’imposer un moratoire au sujet de la fracturation hydraulique. C’est un pas énorme qui vient d’être franchi pour la protection du célèbre parc national du Gros-Morne, reconnu comme patrimoine mondial de l’UNESCO! Cependant, alors que nous célébrons ce résultat positif, nous devons également garder à l’esprit que le combat n’est pas terminé.

Durant les derniers mois, les entreprises Black Spruce Exploration et Shoal Point Energy ont manifesté leur intention d’adapter leur projet et de se tourner plutôt vers des méthodes conventionnelles de forage. Cette déclaration et le fait que le moratoire n’est pas permanent, signifie qu’il y a de fortes chances pour que l’industrialisation de la région du parc du Gros-Morne soit encore possible.

Nous devons profiter du fait que le moratoire offre une pause pour sécuriser une zone tampon permanente autour de ce parc unique. Nous devons nous assurer que l’extraction minière à grande échelle ne détériorera jamais ce fleuron du patrimoine mondial et que la prospérité de l’industrie touristique ne sera torpillée par aucun paysage industrialisé.

Malheureusement, la bataille pour la protection d’un des joyaux du réseau de parcs nationaux se poursuit. Alors que nous savourons le petit répit accordé par le moratoire, gardons un œil sur l’objectif final : Pour toujours, Gros Morne doit rester à son état naturel, avec ses écosystèmes et ses vues spectaculaires !

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À propos de l'auteur :

Éric Hébert-Daly est Directeur exécutif au bureau national de la SNAP depuis avril 2009. Pour en savoir plus sur sa biographie, cliquez ici.