Ouate de phoque ?!

  • Date de publication: 11 28 2011 |
  • Cet article est classifié sous: riviere-nastapoka
Partager

Plan Nord : Québec exclura-t-il les espèces menacées de son plus grand parc national?

Une initiative méconnue du Plan Nord, mais de prime abord fort intéressante, est la création de plusieurs nouveaux parcs nationaux dans le Nord québécois. Au moment d'écrire ces lignes, le gouvernement Charest était en délibération sur les frontières de l'un de ceux-ci : le futur parc national Tursujuq. Situé à l'est de la Baie d'Hudson, ce parc est en lice pour devenir, rien de moins, l'un des plus grands parcs de l'est de l'Amérique du Nord.

Un patrimoine irremplaçable

À l'heure actuelle, le futur parc ne comprendrait pas la majestueuse rivière Nastapoka. Lors d’études préliminaires, l'ensemble de la rivière fût pourtant considéré comme un élément névralgique du futur parc, autant par les scientifiques que par les communautés inuites et cries concernées. En effet, la rivière revêt une grande importance culturelle, puisque c'est sur celle-ci que se réunissaient les familles autochtones de toute la région en période estivale. Par ailleurs, on y retrouve la seule population de saumons de toute la côte est de la Baie d’Hudson. Son estuaire abrite une population de bélugas en voie de disparition. Plus en amont, on retrouve l’unique population mondiale de phoques communs d’eau douce. Il s'agit tout simplement d'un patrimoine exceptionnel et irremplaçable.

Une décision ferme s'impose

La création d'un parc national est une démarche complexe impliquant de nombreux intervenants, et les frontières finales sont souvent le résultat de compromis entre ceux-ci. Mais lorsqu'il est question de protéger, ou non, une rivière unique au monde, la décision devrait être claire. Exclure la rivière Nastapoka ou une partie de celle-ci du parc Tursujuq, ce serait priver le Québec d’un joyau irremplaçable. Le Plan Nord du gouvernement Charest nous propose un développement respectueux de la biodiversité et des autochtones. Voici l'occasion de le démontrer.

La SNAP Québec vous propose deux actions simples pour aider à la protection de ce territoire :

Signez la pétition sur le Plan Nord
Écrivez à votre premier ministre Jean Charest pour lui dire que vous désirez protéger la rivière Nastapoka.

Merci de votre appui,

Patrick Nadeau
Directeur général
SNAP Québec